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    Chevet - Reliquaire des Saints-Martyrs

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      Chevet basilique-36... Plan Basilique tra... Gisants - Henri II... Gisant - Charles V...

      Où se trouvent les reliques de saint Denis ? Lors de la consécration du nouveau chevet, le 11 juin 1144, les trois reliquaires en argent des saints martyrs sont disposés dans le somptueux autel des corps saints, ruisselants d’or et d’argent et de pierres précieuses. Aujourd’hui l’autel du XIXe siècle, créé par Viollet-le-Duc, abrite trois reliquaires offerts par Louis XVIII contenant des ossements, supposés être ceux des martyrs saint Denis, Rustique et Eleuthère. Ils auraient été cachés pendant la Révolution. Au-dessus, l’édicule de pierre et de bois qui les abrite, provient de la décoration du gisant médiéval de Marguerite de Flandre, qui se trouve dans la basilique. Il témoigne de l’opulence décorative de certains tombeaux princiers.

      Qui était l'abbé Suger qui a fait construite cette partie de l'église ? Cet homme "petit de corps et de famille, poussé par sa double petitesse, refusa dans sa petitesse d'être petit". Cette épitaphe écrite par le chanoine parisien Simon Chèvre d'Or traduit les origines du prélat. Suger né en 1081, près de Saint-Denis. Orphelin de mère, il est confié à l’abbaye par son père. Il devient ainsi oblat à l’âge de dix ans, c’est-à-dire voué à Dieu. Ce fils de paysans aisés sera moine. Il se voit bientôt confier la charge de prévôt, puis d'abbé. Voyageur infatigable, il entretient une relation privilégiée avec les papes, les évêques et les rois. Diplomate, ami de Louis VI et conseiller de Louis VII, il évite bien des conflits. Il est chargé à la fin de sa vie, pendant deux ans lors du départ du roi en croisade, de la régence du royaume. Il meurt à Saint-Denis en 1151 à l’âge respectable de 70 ans.

      Pourquoi le chevet est-il surélevé par rapport au reste de l'église ? Le chevet fut construit par Suger, abbé de Saint-Denis, afin d’y présenter les reliques de saint Denys, Rustique et Eleuthère où elles se trouvent encore aujourd’hui. Le jour de la consécration du chevet, le 11 juin 1144, elles furent retirées de la sombre crypte et installées lors d’une immense procession conduite par le roi Louis VII et la Reine Aliénor d’Aquitaine dans le nouveau chevet baigné d’une lumière multicolore. Il a été conçu par Suger comme un reliquaire monumental, un immense espace magique surélevé, pour que dès l’entrée de l’église les pèlerins aperçoivent les reliques de saint Denys, le véritable trésor de l’abbaye.

      Le chevet : quel est sa particularité ? Le chevet est le chef d’œuvre gothique de l’abbé Suger construit de 1140 à 1144. Il est destiné à accueillir en pleine lumière, les dépouilles des saints martyrs pour que dès l’entrée de l’église les pèlerins puissent les apercevoir. Il est constitué de colonnes et d’un mur de vitrail qui crée une lumière continue, selon le mot de l’abbé Suger, du fait de l’absence de murs entre les chapelles.

      Pourquoi des pierres précieuses dans les fondation du chevet ? La première pierre du chevet fut placée le 14 juillet 1140 et il fut consacré le 11 juin 1144. Suger nous dit qu’il lui fallut 3 ans, 3 mois, 3 jours pour achever son œuvre. Les travaux furent certes très rapides, mais le chiffre 3 insiste avant tout sur la symbolique de la Trinité, élément central de la réflexion théologique dans l’abbaye. Le bâtiment est construit de manière harmonieuse avec des instruments adaptés, géométriques et arithmétique dit Suger, mais il s’agit aussi pour les hommes du Moyen Age de représenter la Jérusalem Céleste, la ville décrite dans la Bible, qui apparaitra à la Fin des Temps, construite avec des milliers de pierres précieuses. Ecoutons Suger (voir picto gramme son) :

      Pourquoi Clovis est-il à Saint-Denis ? Lorsque Clovis meurt en 511, il est enterré selon son souhait dans la basilique des Saints-Apôtres qu’il avait fait bâtir à l’emplacement de l’actuelle rue Clovis, derrière le Panthéon, probablement dans un sarcophage comme le voulait la tradition mérovingienne. Au 13ème siècle, on lui attribue un tombeau composé d’un socle sur lequel est sculptée une effigie, un gisant. Pendant la Révolution Française, en 1793, le lieu est profané ; après ouverture des tombes, les corps sont déposés en fosse commune plus loin, tandis que l’église est laissée à l’abandon et sera détruite en 1807. Toutefois, le gisant de Clovis est sauvé de la destruction et transféré au Musée des Monuments Français pour y être exposé. Lorsque ce dernier ferme ses portes en 1816, les oeuvres sont restituées à leurs sites d’origine ou intégrées à de nouveaux. C’est alors que le tombeau de Clovis, ne pouvant être réaffecté à son église d’origine, prend place dans la basilique de Saint-Denis.

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