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    Transept - Bras nord

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      Transept Nord - Gis... Autel - tombeau dag... Tombeau henri ii hd... Gisants - Commande ... Rotonde des Valois ... Gisants - Commande ... Chevet - Reliquaire...

      Le tombeau de Louis XII et Anne de Bretagne Le mausolée de Louis XII, roi de 1498 à 1515, et de sa deuxième épouse Anne de Bretagne (1477-1514) était l’un des plus apprécié par les visiteurs de l’Ancien Régime. Il est réalisé en marbre de Carrare par des artistes florentins, les Giusti, établis à Tours pendant les guerres d’Italie. Ce petit temple est fortement influencé par l’art antique, considéré alors comme la référence absolue par les lettrés à partir du XVIe siècle. On y trouve les douze Apôtres assis autour du tombeau et les quatre vertus cardinales qui symbolisent les qualités nécessaires au roi pour bien gouverner. Au coin Ouest du tombeau, une vertu tient un serpent et un miroir, symboles de la Prudence. Vers l’Est, une femme dénudée porte un globe représentant l’univers et un glaive, aujourd’hui cassé, symbolisant la Justice. La troisième vertu, la Force, porte une peau de lion et une colonne en référence à Hercule. La dernière tient une horloge, signe de Tempérance. Sur le soubassement, les bas-reliefs illustrent plusieurs épisodes victorieux des guerres d’Italie. Les militaires sont vêtus à l’antique, valorisant ainsi le roi à l’égal d’un empereur romain. Ce tombeau est à deux étages. A l'intérieur le couple royal est représenté en transi et figé dans le dernier rictus de la mort. On a même fait figurer sur leur abdomen l’ouverture recousue nécessaire à l’éviscération qui permettait de retirer les entrailles avant l’embaumement ! Au-dessus, les souverains sont sereins, en manteau royal, mais sans couronne. Cette double image du corps des souverains, à l'intérieur et au-dessus du tombeau, propose aux chrétiens une méditation sur la mort et la résurrection. Il s’agit aussi d’une mise en scène du pouvoir pour l’éternité !

      Le bras nord du transept. La porte nord dite des Valois donne dans le jardin dit Pierre de Montreuil. Au Moyen-Age et jusqu'au XVIIIe siècle, on y trouvait le cimetière de l’abbaye qui était bordé d’églises. Du XVIe siècle à 1719, une rotonde de 30 mètres de diamètre abritait le tombeau d’Henri II et de Catherine de Médicis. Les vitraux XIXe siècle de la grande rose montre un arbre de Jessé monumental.

      Pourquoi des tombeaux à double étage ? Cette question est encore débattue et la réponse peut être modulée d’un tombeau à l’autre. On peut néanmoins dire qu’un nouveau rapport au corps se développe à partir des XVe-XVIe siècle avec les notamment les recherches anatomiques. L'invention des monuments à double étages naît probablement de la transposition en marbre des architectures éphémères réalisées à l’occasion des cérémonies de funérailles. En effet, le jour de l'inhumation, le cercueil contenant le corps embaumé du roi, est placé à l'intérieur d'un catafalque et on installe son effigie sur la plate-forme supérieure. De plus de Charles VI, mort en 1422, à Henri IV, assassiné en 1610, on une effigie funéraire du souverain en bois, avec un visage en cire, très ressemblant et revêtus des habits royaux. Les hommages lui sont rendus et des repas solennels lui sont servis quotidiennement. Disposé sur un lit de parade, généralement au château du Louvre, ce mannequin représente ainsi la permanence de la monarchie, son corps politique et immortel : il exprime la dignité royale au-delà de la mort du roi. C’est aussi une manière de répondre à la difficulté d’exposer le corps durant le temps de deuil qui devient de plus en plus long. L’effigie disparaît à l’occasion de l’accession au trône de Louis XIII, quand le nouveau roi âgé de 8 ans apparaît en public et prive ainsi l’effigie de son rôle de substitution !

      Plan - Crypte

      Pourquoi ce tombeau est-il composé de matériaux de couleurs? Le tombeau est composé de marbre blanc, rouge, bleu et de bronze. En effet, le goût pour le marbre a connu un grand développement en France à partir du règne d’Henri II, comme on le voit au château du Louvre ou dans la chapelle du château d'Anet. Le mélange des matériaux était nouveau au milieu du XVIe siècle en France et en Italie. Les tombeaux précédents ceux de Louis XII et de François Ier étaient en marbre blanc, mais tous les tombeaux médiévaux étaient colorés !

      Qui a commandé ce tombeau ? C’est la reine Catherine de Médicis qui commande ce tombeau à la suite de la mort accidentelle de son époux lors d’un tournoi en 1559 à Paris, rue Saint-Antoine. Le tombeau se trouvait dans une rotonde à l’extérieur de la basilique et ce, jusqu’en 1719, date de son démontage par les moines. Catherine voulait élever un monument à la gloire de la dynastie royale des Valois, l'une des branches des Capétiens. On retrouve ici le modèle du tombeau à double étage de Louis XII ou de François Ier, père d’Henri II, mais la reine a souhaité se faire représenter à l’intérieur du tombeau dans un corps très idéalisé. Elle refusa même un premier gisant trop cadavérique, commandé à l’italien Girolamo Della Robbia, actuellement présenté au Louvre !

      Pourquoi des statues aux quatre angles ? Comme au tombeau de Louis XII, les quatre statues en bronze aux angles du tombeau représentent les vertus cardinales, que les souverains doivent pratiquer pour notamment pour bien gouverner : la Force, la Justice, la Tempérance et la Prudence. Mais sur le soubassement, on ne trouve plus de référence guerrière, mais des reliefs en marbre qui représentent aussi les vertus chrétiennes, appelées « théologales » : la Foi, la Charité, l’Espérance et les Bonnes Œuvres.

      La Tempérance versait de l’eau d’une aiguière, ancien vase à eau, dans une coupe afin de couper le vin avec de l’eau, signe de mesure. Ces objets ont aujourd’hui disparus.

      La Prudence tenait de sa main gauche un miroir, symbole de sagesse, qui a été cassé à une époque ancienne.